Libellé de la souscription : Rigord subdélégué de la généralité
La souscription
N° du billet de souscription : sansn°
Edition en : 1 grand papier
Particularité de la souscription : Son nom n'apparaît pas dans le livret des souscripteurs de L'Antiquité expliquée, ce qui est très étrange puisque sa lettre du 4 janvier 1718 (BnF, ms fr. 17713, f. 76) demande une souscription de grand papier, c'est pourquoi dans l'ignorance du papier choisi, l'édition grand papier a été choisie au risque qu'il n'ait été que simple acheteur et non souscripteur véritable. Le délai étant dépassé de quelques semaines, les libraires se montrèrent-ils inflexibles ? Le Mémoire de Delaulne mentionne pourtant 42 souscriptions pour 1718. Cette absence est difficile à comprendre pour le cas d'un tel contributeur à l'illustration de l'ouvrage. Il parle dans une lettre ultérieure de son exemplaire de la 1e édition. Il écrivit à deux reprises à Montfaucon pour souscrire au Supplément ( 8 février 1722, ibidem, f. 81). Il reçut un exemplaire incomplet de quelques planches (f. 79) et envisagea d'acheter la 2e éd. de 1722, en se défaisant « à contrecœur » de son premier exemplaire toujours en blanc « parce que je ne trouve pas icy de gens pour me le relier de la manière que je voudrois ». Il la ferait relier avec le Supplément « en veau fauve marbré sur tranche à grosse marbrure, car c'est là ma reliure favorite » (12 mai 1722, ibidem f. 83).
Le souscripteur
Nom normalisé : Rigord (Jean-Pierre) 1656-1727
Origine géographique du souscripteur : Marseille(France)
Informations sur le souscripteur : Commissaire de la marine et un des principaux antiquaires de Provence. Sa collection était spécialisée dans les pièces égyptiennes, et il contribua à L'Antiquité expliquée en en transmettant 35 dessins correspondant à 9 pièces à Montfaucon, ainsi que de 2 pièces du président Le Bret d'Aix, qu'il commente individuellement (lettre du 4 janvier 1718, f. 74-76). Il précise qu'elles sont en bronze. Montfaucon les retint pour son tome II ainsi que les interprétations de Rigord « un jeune Orus, car j'appelle de ce nom toute figure humaine qui n'est ni Isis ni Osiris » : une statuette de Hathor assise allaitant (p. 276, pl. CV), une statuette de femme coiffée d'une cruche, évoquant les serviteurs de bois faisant partie d'un mobilier funéraire (p. 278, pl. CVII), une statuette de dieu à tête d'ibis (p. 290, pl. CXIX), une statuette de pharaon à perruque frisée et coiffe (p. 291-292, pl.CXX), une pierre gravée (pl. CXXV), une statuette de Sekhmet (pl. CXXVI), une statuette composite (pl. CXXIX), une statuette d'Anubis à grande coiffe (pl. CXXXIX), une statuette portant une autre figurine (pl. CXL).
Sources de l'identification ou des informations concernant le souscripteur :
- Autorité IdRef
- Lettres à Montfaucon, 1 seule entièrement autographe, 1718-1722 (BnF, Ms Fr. 17713, f. 73-84, suivies de 3 lettres à l'évêque de Marseille, 1722-1727 (f. 85-90)
- Égypte et Provence. Civilisation, survivances des cabinets de curiosités, [catalogue d'exposition], Avignon, Fondation du musée Calvet, 1985